Fiche métier Auxiliaire de puériculture
Fiche métier

Mis en ligne par Yannick Adam, le mardi 20 avril 2004.




AUXILIAIRE DE PUERICULTURE

Des activités différentes selon le lieu d’exercice Travaillant sous la responsabilité d’une puéricultrice, d’une infirmière ou d’une sage-femme, l’auxiliaire de puériculture ne peut apporter de soins, mais doit pouvoir signaler les besoins médicaux nécessaires. Elle a également un rôle fondamental à jouer vis-à-vis des parents. L’auxiliaire de puériculture a des activités différentes selon les lieux où elle exerce.

En maternité

Elle s’occupe de la toilette, du change, des biberons et assure une surveillance médicale du nouveau-né (pesée, mesure...). Elle peut conseiller les mères pour les soins les plus simples et elle est présente lors de la visite du pédiatre. Elle assure aussi l’entretien de la chambre de l’enfant et du matériel utilisé.

Au centre de Protection maternelle et infantile (PMI)

Les services de Protection maternelle et infantile (PMI) sont des lieux de consultation, de visite, où l’on s’occupe de la santé des femmes enceintes, des mères et de leurs jeunes enfants. L’auxiliaire assiste aux consultations. Elle pèse, mesure les bébés, tient les dossiers à jour. Elle aide aussi à assurer la propreté du matériel et des locaux. Elle effectue des visites dans les familles avec la puéricultrice, informe les parents, notamment sur l’alimentation.

Dans les structures de garde

En crèche, halte-garderie, pouponnière ou maison d’enfants, l’auxiliaire assure, outre les activités liées à l’hygiène et l’alimentation, des activités éducatives. Elle change les enfants, fait manger les plus petits, surveille le repas des plus grands qui se débrouillent seuls. Elle prodigue des soins simples (gouttes dans les yeux, le nez...). Lors de la visite du médecin, elle fait les pesées. En pouponnière et maison d’enfants, elle se charge de la toilette. Elle participe aussi aux activités éducatives : apprentissage de la marche, de la propreté, organisation de jeux éducatifs. La relation avec les parents est ici très importante.

Des horaires parfois contraignants

En hôpital, l’organisation du service oblige l’auxiliaire de puériculture à travailler tantôt de jour, tantôt de nuit, dimanches et jours fériés compris. Des roulements d’équipes sont établis. En crèche, halte-garderie, maison d’enfants ou au Centre de protection maternelle et infantile, les horaires sont plus réguliers.

Sens des responsabilités

Pour exercer le métier d’auxiliaire de puériculture, aimer les enfants est nécessaire mais pas suffisant. Il faut un grand sens des responsabilités, de la rigueur et de la disponibilité. Patience, capacité d’initiative et esprit d’équipe sont également indispensables. Une vigilance de tous les instants est impérative dans le travail pour veiller à ce qu’aucun accident ne survienne. Enfin, une bonne santé physique et un certain équilibre personnel sont nécessaires pour s’adapter à ce métier très absorbant.

Perspectives de carrière

Après trois ans d’exercice professionnel dans leur spécialité, les auxiliaires de puériculture peuvent se présenter au concours de recrutement des Instituts de formation en soins infirmiers (IFSI) afin de préparer le diplôme d’Etat d’infirmier. Ces candidates aux IFSI bénéficient d’une épreuve de culture générale adaptée et de places réservées au sein des instituts de formation. Elles peuvent aussi se présenter au concours de sélection des écoles d’éducateurs de jeunes enfants.

Des passerelles vers d’autres professions

Les titulaires du diplôme professionnel d’auxiliaire de puériculture peuvent préparer le DEAVS : diplôme d’Etat d’auxiliaire de vie sociale (anciennement aide à domicile). Ils sont alors dispensés des épreuves d’entrée dans les centres de formation. Le diplôme professionnel d’auxiliaire de puériculture permet également d’être dispensé de toutes ou d’une partie des épreuves organisées pour l’accès à la formation de technicien de l’intervention sociale et familiale (TISF), d’éducateur de jeunes enfants, d’aide médico-psychologique. Il existe aussi une passerelle vers le métier d’aide-soignant.

Difficile de faire sa place

Il y a plus d’auxiliaires de puériculture formées que de débouchés possibles, surtout en province. Dans les hôpitaux, on leur préfère parfois les aides-soignantes, réputées plus polyvalentes. La situation évolue toutefois grâce au tronc commun de six mois dans les études de ces deux formations. Dans les crèches et les haltes-garderies, elles sont en concurrence avec les assistantes maternelles. Il existe cependant des créneaux porteurs : la néonatalogie (étude et soins du nouveau-né), les soins à domicile... De plus, le passage aux 35 heures et les départs à la retraite pourraient créer des emplois. Les rémunérations sont assez faibles. Dans le secteur public, en 2002, le salaire mensuel en début de carrière s’établit aux alentours de 1 154 euros net. Il est de 1 400 euros net en fin de carrière.

Formation

Le diplôme professionnel d’auxiliaire de puériculture est obligatoire pour exercer la profession. Il se prépare en un an dans des centres de formation agréés. Ce diplôme est délivré par la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS). Conditions d’admission Le candidat doit être âgé de 17 ans au moins au 31décembre de l’année du concours et réussir les épreuves de sélection qui comportent une épreuve écrite d’admissibilité portant sur le programme de biologie humaine, nutrition et alimentation du BEP carrières sanitaires et sociales et une épreuve orale d’admission (entretien avec un jury de professionnels). Peuvent se présenter à l’épreuve d’admissibilité (épreuve écrite) : Soit les candidats titulaires de l’un des titres suivants :
-  diplôme national du brevet ;
-  CAP petite enfance ;
-  tout titre ou diplôme du secteur sanitaire ou social de niveau 5 minimum ;
-  avoir le niveau de classe de première préparant au baccalauréat (bac général, bac techno ou bac pro).

soit les candidats justifiant d’une activité professionnelle ayant donné lieu aux cotisations sociales, d’une durée de 2 ans pour les personnes issues du secteur hospitalier, social et médico-social et de 3 ans pour les autres candidats. Peuvent se présenter à l’épreuve d’admission (épreuve orale) :
-  les candidats ayant obtenu une note supérieure ou égale à 10 sur 20 à l’épreuve d’admissibilité ;
-  les candidats titulaires du BEP carrières sanitaires et sociales ;
-  les candidats titulaires du BEPA services, spécialité services aux personnes.

Notez que les titulaires du BEP carrières sanitaires et sociales ou du BEPA services, spécialité services aux personnes sont dispensés de l’épreuve écrite.

Inscriptions

Certaines écoles se regroupent pour la passation des épreuves de sélection. Les dates d’entrée en formation sont différentes d’une école à l’autre. Il en est de même pour les dates des épreuves de sélection et de clôture des inscriptions. La formation est payante et coûte cher. Les frais peuvent être pris en charge par l’employeur, une collectivité locale (Région...) ou un autre organisme. Pour toutes ces modalités pratiques, il faut se renseigner directement auprès des organismes de formation.

Organisation des études

La formation dure un an. Une partie de la formation des auxiliaires de puériculture est commune à celle des aides-soignants ce qui permet, aux uns comme aux autres, de changer d’activité au cours de leur vie professionnelle. Il leur faut alors suivre un complément de formation de six mois pour obtenir le diplôme correspondant. Les études comportent un enseignement théorique (cours, travaux dirigés, travaux pratiques), ainsi que des stages. Les modules communs avec les aides-soignants comprennent des notions préalables aux soins, à l’hygiène, à la relation-communication, à la santé publique, à la réglementation, à la participation aux soins et à la surveillance des patients. Les modules spécifiques comprennent des enseignements de pédiatrie : notions sur l’enfant et son environnement, période prénatale et naissance, l’enfant sain, l’enfant malade, l’enfant atteint d’un handicap...





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SQ Article 20/01/2003 SR - Dernière modification sur l'article le 20 mai 2006

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