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Condorcet-NB

"Le but de l'instruction n'est pas de faire admirer aux hommes une législation toute faite, mais de les rendre capables de l'apprécier et de la corriger. Il ne s'agit pas de soumettre chaque génération aux opinions comme à la volonté de celle qui la précède, mais de les éclairer de plus en plus, afin que chacun devienne de plus en plus digne de se gouverner par sa propre raison.

 

in « Sur l'instruction publique » (1791-1792), dans Œuvres, Condorcet, éd. Firmin-Didot, 1847, t. 7,

Second mémoire (« De l'instruction commune pour les enfants »), p. 212 (voir la fiche de référence de l'œuvre)

Jean Antoine Nicolas Caritat, marquis de Condorcet, est né le 17 septembre 1743 à Ribemont, en Picardie, dans une famille noble. A onze ans, il est envoyé par son oncle au collège des Jésuites de Reims, puis à quinze ans à Paris dans le collège de Navarre lui aussi tenu par les Jésuites.

Il se distingue comme mathématicien en 1765 par son Essai sur le calcul intégral.

Il entre à l'Académie des sciences en 1769 à 26 ans et en devient le secrétaire perpétuel. Puis en 1782 à l’Académie française, il était en fait plus intéressé par les applications mathématiques (Probabilités), en particulier à l’économie et au progrès social, qu’aux mathématiques pures. Il est ami avec Turgo, Voltaire et d'Alembert. Il rédige pour l'encyclopédie des articles d'économie politique.

Epoux de Gruchy Marie Louise Sophie.

Il combat la peine de mort et l'esclavage et lutte en faveur de l'égalité des droits.

Député à l'assemblée législative et à la Convention, il propose un projet de réforme de l'instruction publique en 1792. Il prévoit cinq niveaux d'instruction : les écoles primaires, les écoles secondaires, les instituts, les lycées et la Société Nationale des Sciences et des Arts.

Proche des Girondins, il ne vote pas la mort de Louis XVI, ce qui l’oblige à se cacher à partir de juin 1793 jusqu'à ce que les agents de la Terreur le retrouvent et l’arrêtent comme Girondin. Lors de cette période, il écrit son œuvre principale Esquisse d'un tableau historique des progrès de l'esprit humain, en prison. Convaincu que les sciences vont connaître un immense développement, il affirme que le progrès de l'humanité peut être assuré grâce à une éducation bien orientée.

Condamné à mort, il s'empoisonne à Bourg-la-reine le 29 mars 1794 pour échapper à l'échafaud.

 

 

 

Pour aller plus loin : 

Bernard VALADE, « CONDORCET MARIE JEAN ANTOINE NICOLAS CARITAT marquis de (1743-1794) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 30 janvier 2013.

URL : http://www.universalis-edu.com/encyclopedie/marie-jean-antoine-nicolas-condorcet/ 

(disponible depuis E-sidoc, le portail des ressources du CDI du lycée Condorcet de Méru)

Mis à jour (Mercredi, 30 Janvier 2013 14:29)