La Seconde Guerre mondiale

 

 

Le rationnement

En signant les conventions d'Armistice en juin 1940, la France se voit soumise à l'obligation de soutenir l'économie allemande. La rupture des échanges commerciaux avec les autres états d'Europe et du monde, mais aussi entre les zones françaises, accentue l'état de pénurie déjà provoquée par la baisse de la production de biens de consommation.
Afin de pourvoir ces besoins, l'Etat Français crée un ministère du Ravitaillement  afin de planifier le rationnement des denrées. Des cartes de rationnement et de ravitaillement sont alors imprimées et sont imposées aux Français. Obligatoire, nominatives, datées et numérotées, ces cartes permettent l'inscription chez un commerçant pour toucher les rations, variables selon l'âge et l'activité de son possesseur. Huit catégories seront ainsi instituées. Afin de prévenir toute falsification, le graphisme et la forme des cartes sont modifiées régulièrement.

Affiche sur le rationnement des denrées alimentaires, ville de Noyon, janvier 1941.

Malgré cette mesure, la pénurie de biens de consommation courante s'aggrave provoquant la disparition pure et simple de produits de base dès novembre 1942.
En parallèle, le marché noir se développe, organisé par des citoyens peu scrupuleux, mais aussi par l'armée allemande. Une véritable mafia s'organisera avec le soutien des bureaux d'achat officiel.

A partir de février 1943, l'obtention des cartes de rationnement  sera conditionné à la soumissions au Service du Travail Obligatoire instauré par Vichy. De nombreux "réfractaires STO" entrés dans le maquis seront alimentées grâce aux cartes volées dans les différents services administratifs (les mairies) notamment par la Résistance.